Les Pré-rencontres

Basse-Normandie : Pour une réelle politique d'accueil partagée par tous les acteurs des territoires

Le 20 avril, à Athis dans l'Orne, s'est déroulée la pré-rencontre de l'accueil de nouveaux habitants de Basse-Normandie en prévision de l'Université « Territoires durables, territoires ouverts ». Environ 70 acteurs étaient présents : des élus, des chargés de mission, des représentants du monde associatif et des agents de développement. Après une rapide présentation de la démarche du schéma régional d'aménagement et de développement du territoire actuellement engagé en région, la matinée était consacrée à l'apport de données de cadrage sur les migrations en France et en région. L'après-midi les participants étaient répartis en trois ateliers pour inventorier les expériences qu'ils menaient autour de l'accueil, analyser les difficultés rencontrées et envisager les travaux à engager.

Le développement du territoire ne se conçoit pas sur une opposition et une mise en compétition des territoires. La ruralité est une évidence pour la Basse-Normandie, cinquième région rurale de France (pour la part de la population vivant en milieu rural) et première région pour la part de l’agriculture dans son économie. « Au sortir d’un siècle qui a vu la concentration dans l’urbain, le XXIe siècle sera le siècle de l’équilibre retrouvé. La ruralité doit être un atout. Il faut conjuguer une agriculture vivante dans l’économie, en symbiose avec l’environnement et le monde rural » a rappelé Jean-Karl Deschamps, Président de la commission environnement, ruralité et agriculture durable.

Deux outils initiés par la Région

C'est dans cet esprit que le Conseil Régional de Basse-Normandie a choisi de s’engager dans une politique très volontariste en faveur du monde rural, par l’intermédiaire de deux outils principaux : le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire (SRADT) et l’Agenda 21, tous deux actuellement en cours d’élaboration.

Le Schéma Régional d'Aménagement et de Développement durable du Territoire est un document prospectif indiquant les voies et les moyens les mieux adaptés pour bâtir une véritable stratégie de développement durable de la Basse-Normandie pour les vingt à venir. Les thèmes abordés sont le développement durable, la localisation des grands équipements, le déploiement de projets économiques porteurs d’investissements et d’emploi, le développement harmonieux des territoires, la protection et la mise en valeur de l’environnement etc.

S’appuyant sur un diagnostic partagé et la détermination d’enjeux pour demain, ce document stratégique servira de feuille de route pour tous les acteurs et les habitants de la Région et, dans l’immédiat, de cadre pour la négociation des futurs contrats de projets Etat - Région et les financements européens pour la période 2007 – 2013. Le SRADT tiendra compte des autres schémas régionaux (Schéma Régional de Développement Economique, Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles, Schéma Régional des Transports et Agenda 21) et servira également de cadre de négociation pour signer les futurs contrats territoriaux entre les Pays, les Parcs Naturels Régionaux et les Agglomérations de Basse-Normandie et la Région.

Pour construire l'avenir de la Basse-Normandie dans les 20 ans à venir, le SRADT propose trois plans d'action, présenté par Pierre Mouraret, président de la commission aménagement du territoire, transports et communication.

Le premier s'intitule "A la conquête de la valeur ajoutée" : innover pour avancer. Il vise à moderniser l'économie en valorisant les savoir-faire et les potentiels de la Basse-Normandie. Il suggère d'investir, dans le futur qui s'annonce, sur l'économie de la connaissance et de l'information, aussi bien dans la sphère de l'enseignement, la formation, la recherche, l'innovation, les transferts de technologie ou des Technologies de l'Information et des Communications (TIC), pour notamment accroître les compétences et la valeur ajoutée globale de l'économie et entrer pleinement dans l'ère de la société de l'information.

Le deuxième plan d'action s'intitule "Etre et bien-être en Basse-Normandie" : améliorer la qualité de vie pour rendre le territoire plus attractif. Il mise sur l'économie résidentielle pour favoriser l'épanouissement des personnes en veillant à garantir, dans la mesure du possible, une qualité de vie sur des territoires dynamiques. Il s'agit ici de développer l'offre et favoriser l'accès aux services à la population, mener une véritable politique d'accueil sur le territoire, en particulier en milieu rural, favoriser l'insertion sociale des personnes en difficulté, concilier environnement et développement économique pour préserver le cadre de vie et les ressources naturelles, etc.

Enfin, le troisième plan d'action s'intitule "Terre et Mer d'Europe" : s'ouvrir sur le Monde pour développer les relations et les échanges. Il cherche à valoriser la situation géographique, le caractère maritime et la forte notoriété de la Normandie au niveau international, en ouvrant davantage la Basse-Normandie sur l'Europe et sur le Monde. Le projet vise à mieux connecter la région aux réseaux de communication européens, à faire de la Basse-Normandie un hinterland de Port 2000, à favoriser le développement international des entreprises, à renforcer les liens avec la Grande-Bretagne, notamment en développant le trafic TransManche. Il mise également sur le tourisme et préconise de développer le travail en réseau et toutes formes de coopérations, à l'extérieur comme au sein de la région, pour créer des synergies et être plus réactif dans un monde en constante mutation.

Dans ce contexte, deux types de territoires s’esquissent grossièrement en Basse-Normandie. Certains sont par essence attractifs en terme de population (espaces péri-urbains, littoral et espaces ruraux avec des caractéristiques géographiques particulières). Ils favorisent des installations définitives ou des fréquentations saisonnières (résidences secondaires). Ces territoires constatent l’arrivée de nouvelles populations et doivent se lancer dans une politique d’accueil de « gestion des flux ». D’autres territoires, beaucoup moins attractifs, souhaiteraient générer l’arrivée de nouvelles populations par une politique d’accueil de « création de flux ». La Région porte un intérêt majeur à la question de l’accueil, pour à la fois canaliser et renforcer l’attractivité des différents territoires.

En France, 500 000 néo-ruraux installés entre 1999 et 2004

Jean-Yves Pineau, directeur du Collectif Ville Campagne, a présenté un état des lieux de la mobilité résidentielle des Français qui connaît aujourd'hui un accroissement significatif. Onze régions bénéficient de l'arrivée de nouveaux habitants et onze sont déficitaires. Les espaces à dominante rurale gagnent de la population (+0,8%). En France, 500 000 néo-ruraux se sont installés entre 1999 et 2004. Cette nouvelle attractivité des territoires ruraux s'est amorcée dès les années 1970. C'est un processus d'étalement urbain en tache d'huile. Les conséquences ne sont pas anodines. Par exemple, quand la population augmente de 3%, c'est 20 % des terres que l'on artificialise. Avec l'accueil de nouvelles populations, de nouveaux défis sont à relever : la gestion des espaces et de leur fonction, l'économie par la reprise et la création d'activités nouvelles, la politique de l'habitat, les services, l'intégration des nouveaux habitants afin d'éviter les conflits d'usage et réussir la mixité sociale, la complémentarité entre ville et campagne et la territorialisation des politiques de développement.

Les migrants sont plutôt des actifs, âgés de 30 à 45 ans, en couple avec de jeunes enfants et principalement employés ou cadres. Les principales motivations relevées sont la recherche d'une meilleure qualité de vie (95%), le souhait de prendre un nouveau départ (38%), de retrouver leurs racines (25%), d'aller vivre dans une région qu'ils aiment (24%) et de participer au développement local (14%). Au total, 60 % de ceux qui souhaitent s'installer en campagne n'ont pas encore choisi leur région d'installation... Le territoire n'est pas le seul élément déterminant dans leur choix d'installation. L'offre en matière de logement et d'emploi du conjoint est importante. Suite à une étude menée auprès des visiteurs du salon Projets en Campagne à Limoges, 35 % des migrants envisagent de créer leur activité, 28 % de reprendre une entreprise et 34 % de trouver un emploi salarié. 3% seulement ne savent pas ce qu'ils souhaiteraient y faire. Tous les secteurs d'activités sont concernés : tourisme, commerce, artisanat, agriculture, services, etc.

L'accueil de population est un enjeu majeur et décisif pour le développement des territoires ruraux. Il nécessite de mobiliser des moyens spécifiques et de faire évoluer les pratiques professionnelles (politique d'aménagement, accompagnement des candidats).

« Une politique d'accueil vise à améliorer l'attractivité globale du territoire en agissant sur les conditions d'activités économiques (développement de l'existant, accueil et construction de nouvelles activités), les conditions de réceptivité (logement, foncier), les conditions d'habitabilité (services, environnement, vie socio-culturelle), » a rappelé Jean-Yves Pineau.

Migrations bigarrées en Basse Normandie

En Basse-Normandie, bien que le solde migratoire soit négatif, le nombre de personnes venues s’installer dans la région entre 1990 et 1999 représentent 11 % de la population régionale. Bruno Piveteau, responsable des études démographiques à l'INSEE, en a présenté les caractéristiques. Les actifs qui arrivent dans la région s’installent près de leur lieu de travail. Les zones urbaines en accueillent donc davantage. Les implantations en milieu rural se font sous forme de saupoudrage.

Les retraités qui arrivent dans la région ont des motivations différentes pour choisir leur lieu de résidence. La côte normande et le milieu rural offrent alors autant, voire davantage d’attrait que les zones urbaines.

Les migrations intra-départementales concernent essentiellement des familles d’actifs qui font construire une maison. Elle s’exprime dans la péri-urbanisation. Les zones rurales éloignées des villes n’en profitent guère.

Autour des villes, sur une partie du littoral, et même dans les zones rurales, en particulier dans le Perche et dans le Pays d’Auge, les migrants représentent une part très importante de la population. Dans les parties rurales de la région, en particulier dans l’Orne, l’essentiel des migrants qui s’installent provient d’autres régions (en grande partie en provenance d’Ile-de-France). Par contre certaines zones rurales en déclin démographique, comme le sud Manche ou l’est de l’Orne, n’arrivent pas à attirer les migrants.

Pour compléter cette présentation, Mickaël Bermond, maître de conférence au centre recherche sur les espaces et les sociétés (CRESO) de l'Université de Caen, précise que

la croissance des espaces ruraux bas-normands est fortement inégalitaire. Certains bassins de vie, tels le Bocage ornais ou le Sud Manche, subissent une évolution démographique négative depuis une quarantaine d’années, alors que certains territoires comme l’aire urbaine de Caen, connaissent une dynamique démographique forte et régulière. La construction d’une vraie politique d’accueil adaptée à ces différents types de territoire peut avoir un effet dynamisant sur ces espaces.

Constats, défis, propositions

Les constats, défis et propositions suivants sont le fruit des échanges du 20 avril, s’appuyant sur des expériences bas-normandes signalées en italique. Les différents points concernent à la fois l’activité économique, les conditions de réceptivité et d’habitabilité des territoires, le marketing territorial (dont l’objectif est de faire connaître un territoire pour le rendre attractif) et des expériences visant à orchestrer l’ensemble.

Une arrivée en milieu rural parfois plus subie que voulue

Une part importante des départs des urbains en milieu rural est contraint par un coût du foncier beaucoup trop élevé en ville. Ces néo-ruraux sont relégués à l’extérieur de la ville et effectuent des migrations pendulaires très importantes pour rejoindre leur travail. Ce phénomène s’observe très nettement autour de Caen. Ces arrivées à la campagne sont plus subies que voulues et ne correspondent pas à une véritable amélioration de la qualité de vie.

Améliorer les services aux entreprises

Les territoires manquent de structures et d’information pour porter les projets professionnels, agricoles ou non agricoles. Des organismes d’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprises doivent être créés. L’association PIVert et la plate forme d’initiative locale Orne Initiatives sont des outils déjà opérationnels. Les chambres consulaires et les notaires pourraient être associés car ils détiennent beaucoup d’informations. Des groupes de réflexions pourraient réunir agriculteurs et non-agriculteurs pour observer les évolutions, les perspectives et les opportunités de développement sur le territoire.

Un site Internet, porté par le Pays du Perche Ornais, présente l’artisanat sur le territoire. Un forum pour la reprise d’entreprises a été ouvert sur le site.

Une grande partie des propriétaires des exploitations agricoles a plus de 50 ans. On observe une installation pour quatre départs alors que des repreneurs potentiels existent (problème d’adéquation entre l’offre et la demande). Il faut réfléchir à la reprise de ces exploitations par des jeunes en mettant en relation les cédants et les éventuels repreneurs. L’ADASEA facilite l’insertion des jeunes agriculteurs et la transmission de ceux qui cessent leur activité. Des opportunités de développement de l’agriculture bio et de vente directe existent grâce notamment au tourisme.

Urbains / ruraux : une rencontre à favoriser

Le monde rural est parfois idéalisé par les urbains qui s’installent à la campagne. La réalité n’est pas toujours à la hauteur de leurs espérances. Il faut informer en amont les candidats à l’installation des réalités du territoire. La confrontation avec la réalité crée des déceptions et des conflits d’usage avec les autres habitants car les modes de vie sont différents. Il est donc proposé d’établir une charte établissant des règles de vie entre les habitants et les nouveaux arrivants, chacun devant respecter l’identité et la culture de l’autre. La politique d’accueil ne doit pas uniquement se diriger vers les nouveaux arrivants mais doit aussi intégrer les populations déjà présentes. L’enjeu est de créer du lien social. Il est suggéré d’ouvrir des lieux de vie communs à tous les habitants et de créer des événements pour que tout le monde se rencontre. Un comité des fêtes créé à Sainte Honorine la Guillaume dans l’Orne, permet par exemple aux « autochtones », aux néo-ruraux et aux Anglais de se rencontrer pour créer du lien social.

Un défi propre à la Basse-Normandie : intégrer la population anglaise

De plus en plus de Britanniques acquièrent des biens immobiliers en Basse-Normandie. Alors qu’il s’agissait il y a quelques années de populations relativement aisées, on observe depuis peu l’arrivée d’une population britannique plus défavorisée qui n’a plus les moyens d’accéder au foncier en Grande-Bretagne. L’arrivée de ces Britanniques, parfois massive dans certaines franges de la région, engendre une demande supplémentaire de foncier qui contribue à la hausse de son prix. Ces populations ont des difficultés pour s’intégrer car une grande partie ne maîtrise pas le français. Quelques suggestions : mettre en place un système de parrainage (tel que TANDEM), remettre un kit de bienvenue aux nouveaux arrivants et proposer des cours de français langue étrangère. Une « maison européenne » pourrait s’ouvrir dans chaque bourg pour sensibiliser ces nouvelles populations à la culture française. L’intégration des enfants anglais est un défi important. Cette intégration passe par la scolarisation et l’immersion linguistique totale avec les autres enfants français.

Maintenir et développer les services publics

Le maintien des services publics en milieu rural est une condition « sine qua non » pour maintenir les habitants et attirer de nouvelles populations. La population locale et les nouveaux arrivants exigent des services de qualité. Il est nécessaire de maintenir les services publics essentiels tels que l’école avec ses services (garderie le matin et le soir), mais aussi de développer des activités sportives et culturelles. Les territoires peuvent utiliser des fonds Leader + pour les financer (garderie pour les enfants, service de portage de repas pour les personnes âgées etc). Le Pays paraît être l’échelle pertinente pour définir l’offre et développer les équipements structurants sur le territoire (installation d’une médiathèque par exemple).

Garantir l’accès aux NTIC

L’accès aux TIC renforce l’attractivité d’un territoire et permet d’accéder aux services publics. Internet est un instrument essentiel de communication sur un territoire. Ex : la plate-forme mobilité dans le Perche qui regroupe les informations concernant les divers moyens de transport sur le Perche ornais et ses alentours. Le télétravail peut se développer si l’accès au haut débit est garanti. Ex : zevillage.net à Essay dans l’Orne.

Une pression foncière de plus en plus forte : Réguler la consommation de l’espace par une politique foncière et d’habitat adaptée

Les difficultés à se loger en ville et la recherche d’une meilleure qualité de vie poussent les habitants à quitter les villes pour s’installer en milieu rural. Le développement résidentiel pavillonnaire entre en concurrence avec l’emprise foncière agricole. Ces tensions s’accompagnent d’une indéniable tendance à la surconsommation d’espace et au gaspillage de foncier par multiplication des zones d’habitat pavillonnaire. Les prix du foncier augmentent fortement : l’offre de logements est insuffisante ou les logements proposés sont inadaptés à la demande. Il faut créer du logement durable et éviter de construire des pavillons trop consommateurs d’espaces. L’élaboration d’une politique d’habitat exige de ne pas laisser jouer uniquement les forces du marché mais d’avoir une politique volontariste en la matière. Les territoires doivent se lancer dans une étude de prospective foncière et mettre en place une carte communale, une OPAH et/ou un SCOT (Opération programmée d'amélioration de l'habitat et Schéma de cohérence territoriale).

Réfléchir à une politique durable d’accueil

Une politique d’accueil durable s’établit en réfléchissant sur deux générations. Il faut travailler en amont pour sensibiliser les populations à l’accueil en développant la démocratie participative dans les villages. Les politiques d’accueil doivent s’accompagner de la mise en place d’instruments pour mesurer par exemple l’effet de l’augmentation de la consommation énergétique, des risques de pollution, l'artificialisation des sols générés par l’installation de nouveaux habitants notamment en milieu périurbain. De plus, les aides aux entreprises doivent uniquement être versées si le projet est jugé pérenne.

Sensibiliser les élus à l’accueil

Certains élus sont frileux lorsqu’il s’agit d’instaurer une politique d’accueil concrète. Les préconisateurs de politiques d’accueil peuvent jouer le rôle d’ambassadeurs et d’incitateurs auprès d’eux (Mairie, Communauté de Communes, Pays…). Pour réussir une politique d’accueil, il faut que les habitants et les élus aient une image dynamique et positive de leur propre territoire.

Des outils au service des territoires

Une réelle politique d’accueil nécessite des ressources humaines et financières supplémentaires pour réellement accompagner les nouveaux arrivants. Une ingénierie complémentaire doit être mise à la disposition des territoire. Des pôles locaux d’accueil peuvent être mis en place (ex : Région Limousin). Portés par des regroupements de communes ou des associations intercommunales, ces PLA ont pour fonctions la production et la mise à disposition de l’information sur les opportunités locales d’installation, ainsi que l’appui à l’implantation des migrants et le suivi des nouveaux installés. La mise en ligne d’un site portail sur l’offre de services (touristiques, logement etc.), porté par un pays, pourrait être envisagé.

Deux types de politiques d’accueil se dégagent de l’expérience bas-normande. Il peut s’agir d’un saupoudrage d’initiatives ponctuelles ou d’une réelle politique construite à l’échelle d’un territoire englobant toutes les facettes de l’accueil. Les composantes d’une politique d’accueil sont variables selon les caractéristiques de chaque territoire. Une véritable politique d’accueil ne peut se construire qu’en impliquant tous les habitants, toutes les entreprises et tous les élus autour d’un projet commun.

Bienvenue au Pays du Perche

Le Pays du Perche Ornais s’est par exemple risqué dans l’élaboration d’une vraie politique d’accueil :

-promotion touristique et publication (guides VTT, randonnées pédestres, « routes tranquilles du Perche »), participation aux foires et salons.

-aide au montage de projets et suivi du programme d’initiative « Leader + Grande Perche » (aides financières au développement des services). Un maillage de garderies est structuré, des services de portage de repas et d’activités culturelles sont mis en place pour les personnes âgées par exemple ;

-Prêts d’honneur à la création et à la reprise d’entreprises grâce à « Orne initiatives » ;

-un site Internet pour présenter l’artisanat dans le Perche ;

-Plate – forme de mobilité « Perche déplacement », service de covoiturage etc.

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